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samedi 4 octobre 2008

Marche PanJiaYuan

Nous sommes allés faire un tour au marché PanJiaYuan où nous ont précédé Hillary Clinton et autres célébrités.









C'est un grand marché avec un immense hangar au milieu et des sortes de halles sur les côtés. On y trouve de tout : des meubles, des bibelots, des poteries, des bijoux, des tissus et broderies, des gris-gris, des cages à crickets, des tableaux, des statues, etc.

On est entrés le matin, on a déjeuné dedans (pas terrible d'ailleurs) et on est ressorti l'après-midi. Comme on n'a pas la même carte de crédit que Hillary Clinton, on n'a pas acheté les mêmes choses... mais nous sommes quand même rentrés avec une cage à crickets, un tableau-marionnette et une broderie réalisée par une minorité ethnique.

lundi 19 mai 2008

Le tremblement de terre (suite)

A 14 h 28 aujourd'hui, une semaine après le séisme, pendant 3 minutes les sirènes et klaxons ont retenti dans Beijing et partout en Chine. Beaucoup de Chinois se sont arrêtés de travailler pour se recueillir. Les voitures et les bus que je pouvais voir de mes fenêtres ont stoppé là où ils étaient. C'était étrange.

Depuis une semaine plus de 20 répliques d'une magnitude de plus de 5 ont été enregistrées dont une très forte hier.

Le dernier bilan fait état de 32 477 morts confirmés, 220 109 blessés et 4,8 millions de sans-abris. Ce sont des bilans provisoires bien sûr.

mardi 13 mai 2008

Le tremblement de terre

Il est 14 h 30, je suis en train de terminer mon bouquin sur le canapé quand j'ai l'impression d'avoir un malaise.

Je regarde vers la fenêtre, les rideaux bougent. Je pense qu'une porte s'est ouverte quelque part.

Je me lève pour aller vérifier et je comprends très vite en voyant bouger le lustre au dessus de la table qu'il s'agit d'un tremblement de terre.

Une grosseur terreur m'envahit. Je n'aurai pas le temps de descendre les 28 étages. Le téléphone sonne. Vania qui bosse à l'Ouest de Pékin a lui aussi ressenti la secousse. Il me rassure un peu. Les habitants de l'immeuble sont sortis et discutent en bas.

Une rumeur circule comme quoi il est prévu une autre secousse entre 22 h 00 et minuit. Rumeur démentie rapidement par les autorités.

Nous apprendrons le soir qu'il y a des milliers de morts dans la province du Sichuan.

Cette nuit j'avais préparé une lampe électrique et nos passeports, au cas où !

dimanche 2 mars 2008

De la bureaucratie

J'ai fait ce qu'il ne fallait vraiment pas faire, perdre mon passeport au moment de déménager, juste avant les congés du nouvel an et pas longtemps avant de rentrer en France... On vous a déjà raconté que pour avoir son visa, il faut passer une visite médicale, puis obtenir son certificat d'expert, qui justifie de votre emploi en Chine, et surtout avoir son certificat de résidence.

Tous les mouvements de population en Chine sont très contrôlés, pour les Chinois comme pour les étrangers. Il faut avoir, en principe sur soi, un certificat de résidence. Ce certificat est délivré au vu de votre passeport, d'un bail de location, d'une copie du certificat de propriété du propriétaire, et d'une attestation du syndic de la résidence comme quoi votre bail n'est pas un bail bidon.

Ensuite, pour demander un visa il faut avoir un certificat de résidence, mais pour avoir un certificat de résidence, il faut un passeport, sur lequel est collé le visa; alors comment fait-on quand on a plus de passeport, plus de visa et qu'on a déménagé; et donc le certificat de résidence que j'avais avant n'est plus valable ???

D'abord il faut demander un nouveau passeport à l'ambassade de France. Normalement cela prend seulement une dizaine de jours si vous avez un extrait de naissance et que vous avez déclaré la perte de votre passeport aux autorités chinoises. Donc d'abord aller au poste de police chinois.

Là pas de bol c'est l'alarme générale, une sonnerie à casser les oreilles dans tout le commissariat, mais par erreur, pas un casse du commissariat... Un flic essayait de trafiquer la sonnerie pour que ca s'arrête, mais c'est du bon matériel, on ne peut pas l'arrêter comme ça. Je m'explique en chinois avec la seule standardiste qui reste dans les locaux, tous les autres flics étant sortis se reposer les oreilles. Elle me dit d'attendre. Quelques minutes, une autre agente de police (il y a beaucoup de femmes) à qui je raconte mon histoire en chinois (moi aller banque vendredi, moi perdre passeport, moi français, moi professeur informatique académie des sciences). Elle prend le téléphone et appelle tous les autres commissariats et les objets perdus. Pas de passeport trouvé. Bon, il va falloir faire un déclaration. Attendez svp.

Un chef vient. On lui raconte mon cas. Un autre vient me voir. Lui parle quelques mots d'anglais. Il me remplit ma déposition en chinois. Tout cela décontracte, et grands sourires. Comme travailleur immigré on se sent très à l'aise dans un commissariat chinois, plus qu'en d'autres commissariat en d'autres lieux.. Après çà il m'annonce que c'est pas tout çà, mais pour les étrangers il faut aller au commissariat central pour avoir un certificat écrit en anglais et en chinois. J'attends. Puis une escorte de jeunes policières vient me chercher, et une voiture de police nous emmène au commissariat central, dans la bonne humeur, elles causent tout le trajet.

On m'escorte au bureau des étrangers. Là un flic qui parle parfaitement anglais me fait mon certificat. Çà prend du temps. On boit un thé, on discute de la cuisine chinoise et de la cuisine française, des poulets aux hormones, etc. , et je repars avec le fameux certificat. Mais ce certificat est valable auprès des autorités seulement 30 jours. Retour à l'ambassade pour faire cette fois une déclaration de perte en français et la demande du nouveau passeport. L'ambassade va s'occuper de l'extrait de naissance.

Trois semaines passent, pendant les congés du nouvel an, je m'inquiète auprès de l'ambassade mais pas de passeport parce que la mairie n'a pas envoyé l'extrait de naissance.

En attendant, comme on a déménagé, on va au commissariat de quartier pour le certificat de résidence. Mais là, "Bu Keyi" (pas possible, phrase souvent entendue ici...) puisque pas de passeport ni de visa. Le lendemain contrôle de police sur la voie publique alors qu'on a rendez vous à l'hosto, et on se fait tancer parce qu'on a pas de certificat de résidence. Les contrôles marchent bien parce qu'ils remontent à la propriétaire dans la journée, ils vérifient qu'on a bien un bail avec elle, et ils lui disent de m'appeler pour se mettre en règle, ce qu'elle fait.

Finalement, au 28eme jour, comme mon certificat de perte de passeport va expirer, l'ambassade me fait un passeport d'urgence. Le lendemain matin, nous voilà au commissariat. Le commissariat de quartier a la liste complète de tous les appartements du quartier, pas un ne leur échappe, avec les noms des habitants, le tout sur informatique, of course. Mais problème, mon beau passeport neuf n'a pas de visa ! J'ai bien un visa dans le système informatique puisque j'ai eu un visa de 3 ans l'an dernier, mais ce n'est pas le même système informatique. Comme il me faut absolument un certificat de résidence pour renouveler le visa, il me le donne en laissant la case VISA vide, et il faudra que je revienne quand j'aurai mon visa.

Youpi, je vais pouvoir renouveler mon visa. Il me suffit de remplir le formulaire, avoir une photo sur fond bleu, une nouvelle lettre de l'Académie des Sciences comme quoi je travaille avec eux, et me voilà au bureau des visas. Le matin à l'ouverture, pas trop de queue.

La première employée ne parle pas assez bien anglais pour mon cas; et mon chinois n'est pas assez bon, elle me renvoie au bureau suivant. Là l'employé m'explique que (a) je n'ai pas de certificat de perte de visa et (b) mon certificat d'expert de l'Académie des Sciences n'est plus bon puisqu'il mentionne le numéro de mon ancien passeport. Dossier rejeté. Mais le visa est collé sur le passeport, si j'ai perdu mon passeport j'ai forcément perdu le visa ! Oui mais c'est pas le même certificat. Celui là est donné par le bureau de la sécurité publique. Heureusement, c'est l'étage en dessous. J'y vais et là je comprends que c'est juste du racket. Il faut un timbre fiscal pour la déclaration de perte de visas, comme çà ils gagnent des sous, mais au vu du certificat de perte de passeport, ils le font tout de suite.

Ouf, il ne me reste plus qu'un problème à régler. Retour au labo. Le labo n'a pas la compétence pour modifier le certificat d'expert. Il faut aller à la direction générale de l'Académie des Sciences, à l'autre bout de Pékin, mais c'est interdit aux étrangers. Une assistante du labo m'accompagne et je reste à la porte à attendre. En 5 minutes c'est fait, mon certificat d'expert mentionne l'ancien passeport perdu et le nouveau.

Me revoilà au bureau des visas. Mais maintenant il y a la queue. Une heure et demie de queue. Je donne mon dossier à la jeune agente avec mon plus grand sourire. Et elle me dit avec le plus grand sourire que ça ne va pas : mon certificat d'expert n'a pas de numéro de série. J'ai cru que j'allais sauter sur le bureau et l'étrangler... Je lui explique que l'an dernier c'était déjà comme çà et avec le même certificat, ils m'ont donné le visa. Mais elle dit que non çà ne va pas. Mais j'ai la bonne idée; je lui dis que je vais appeler sur mon mobile la grande chef administrative de l'institut d'automatique, j'appelle notre assistante et je lui passe. Elles s'expliquent plusieurs minutes, mais ça négocie, et finalement mon certificat d'expert est acceptable sans numéro de série, donc le dossier de demande de visa est accepté !

Elle me remet un certificat de confiscation de passeport pour cause de demande de visa en cours en bonne et due forme!!! Et une semaine plus tard, mon visa m'est remis sur mon passeport tout neuf.

Je n'ai plus qu'à aller faire mettre à jour mon certificat de résidence....

lundi 14 janvier 2008

Année 2008

En ce début d'année 2008 nous vous souhaitons une année riche en bonheurs petits et grands, en amour toujours et en solidarités actives.

Cette année sera pour nous importante, à titre familial, mais nous vous en parlerons plus tard.

Nous voici revenus après 3 semaines passées sur notre terre natale. Nous avons été bien contents de retrouver notre famille et nos amis et n'avons pas négligé, loin de là, les plaisirs des tables françaises. Définitivement nous pensons que le vin français est bien meilleur que le vin chinois.

Ce début d'année a été pour nous bien rempli à cause de notre déménagement prochain.

Nous habitons actuellement au nord-ouest de Beijing (Haïdian district) et nous allons déménager vers le nord-est (Dongzhimen) près d'une station de métro.

Nous avons visité et revisité à peu près 14 appartements et nous avons enfin choisi. Nous allons habiter au 28 ème étage d'un immeuble moderne. Ici pas besoin de bulletins de paie, de certificats de l'employeur, de caution des parents, de certificats de bon père de famille, d'extrait de casier judiciaire, etc. En aucun cas les propriétaires ne vérifient les ressources des futurs locataires. Il suffit de payer un mois de caution et deux mois de loyer.

Nous allons maintenant faire nos cartons et trouver un déménageur. En tout état de cause nous y serons avant le nouvel an chinois. De notre 28ème nous serons aux premières loges pour les feux d'artifice.

Je ne résiste pas au plaisir de souhaiter une excellente année à Messieurs les censeurs qui seraient entre 30 000 et 40 000 selon les sources. Je les remercie aussi de nous avoir "libérés" ce matin ce qui m'a permis de vous envoyer ce petit message.

vendredi 7 décembre 2007

Tranches de vie



l'heure de la sieste, l'heure de faire des affaires, l'heure de faire sa prière



La promenade de l'homme politique, la promenade de bébé, la promenade des oiseaux




Soyons à l'heure, soyons civiques, soyons vigilants



Quand je serai grand je boirai du C--a et je me marierai avec une princesse

Le vaccin anti-grippe


L'Ambassade nous a envoyé, par courrier électronique, une invitation à se faire vacciner contre la grippe. Nous ne l'avons pas fait car il nous faut traverser Beijing d'Ouest en Est à des horaires qui ne nous conviennent pas forcément. Nous pourrons peut être, en cas d'atteinte, avaler ce breuvage préparé à partir de venin de serpents.

lundi 27 août 2007

6 mois

Voici maintenant 6 mois passés que nous sommes installés à Beijing.

Nous y avons connu un petit bout d'hiver -froid mais beau- un printemps bien agréable ma foi avec un ciel dégagé et un été chaud avec des jours de ciel plombé pour cause de pollution mais sans les pluies torrentielles annoncées par certains et même parfois de grands cieux bleus.


Nous sommes bien dans notre appartement et notre chanteur-pianiste-batteur de voisin fait en sorte de respecter nos heures de sommeil. Les Chinois se lèvent tôt mais se couchent relativement tôt aussi.

Les commerçants du coin nous connaissent maintenant et particulièrement notre marchande de bière qui nous livre la piju sur son vélo une fois par semaine. Les fruits et légumes sont d'excellente qualité et les tomates sont particulièrement goûteuses en ce moment. La viande de poulet ou de porc est en général bien conditionnée et les dates limites correctes. Il faut faire un peu attention aux achats de denrées périssables car leurs règles d'hygiène alimentaire sont différentes des nôtres. A Beijing les poissons de mer n'existent quasiment pas, en tout cas pas dans notre quartier, mais nous espérons que lors de notre voyage dans le sud en Octobre on pourra se faire une orgie de poissons frais, voire même, peut être de crustacés.

Les produits laitiers arrivent en force en Chine et les les yaourts et laits sont mis en valeur dans tous les supermarchés (pas forcément dans les armoires réfrigérées d'ailleurs) dans de jolies boîtes avec de jolis noeuds.

Nous avons trois restaurants préférés à distance raisonnable de l'appartement dont un avec terrasse sur le trottoir dont la spécialité est les brochettes.



Le coût de la vie est peu élevé pour nous, hormis le loyer, et les restaurants sont vraiment peu chers avec toujours la possibilité de demander le dabao (doggy-bag) pour le lendemain. Nous essayons de goûter des choses nouvelles à chaque fois et à part les ergots de poulet, la tortue, ou les vers à soie nous aimons beaucoup la nourriture chinoise qui ne ressemble en rien à celle que l'on trouve en France.


Vania maîtrise de mieux en mieux le chinois grâce aux deux cours d'une 1 heure 1/2 donnés par Xiwen et à ses trajets en taxi où très souvent les chauffeurs sont d'excellents pédagogues.Il peut déchiffrer un petit peu une carte de restaurant en caractères chinois.

Depuis 6 mois nous avons sillonné Beijing en long en large et en travers mais nous sommes loin d'avoir tout visité et nous nous sommes gardés les musées pour cet hiver. Il existe une très grande quantités de monuments, temples, résidences et parcs gigantesques et nos mollets sont mis souvent à rude épreuve mais comme tout est magnifique cela est un réel plaisir. Nous avons
loué plusieurs fois une voiture avec chauffeur et ainsi nous nous sommes baladés un peu en dehors de Beijing : grande muraille, tombeaux Ming, temples de Tanzhe et Jietai,...

La télévision chinoise est en chinois, of course, mais nous recevons National Geographic, HBO, ESPN (pourvu qu'on puisse voir le rugby) et CCTVx, la chaine chinoise en anglais. Les journaux télévisés en chinois sont quand même bien rigolos à regarder de temps en temps même sans comprendre, ce qu'on comprend c'est que tout va bien ici ou que le gouvernement fait en sorte que tout aille bien. Nous avons encore une bonne collection de DVD et de livres et nous devrions tenir jusqu'à Noël et grâce au net nous pouvons suivre un peu ce qui se passe ailleurs.

En conclusion je dirais que la vie ici pour nous est plaisante, surprenante parfois, intéressante toujours et que nous ne regrettons en rien notre choix d'être venus vivre ici. Avec nous les chinois sont très gentils, accueillants, patients, calmes, souriants, curieux et maintenant que nous savons comment faire pour traverser sans se faire écraser, avancer avec eux dans une file d'attente, faire abstraction des crachats, et éviter les toilettes publiques sans étoile la vie est belle et c'est tant mieux.






Ce qui nous manque ? comme tout expat la famille et les amis bien sûr, et puis Libé, les huîtres et crabes bretons, France Inter le matin, les librairies françaises, encore et toujours Libé et les huîtres et crabes bretons.

lundi 28 mai 2007

Taxis de Beijing



Contrairement à nombre de bloggers qui se plaignent des taxis chinois, je vais défendre leur corporation. Précisons que selon mes calculs j'ai pris le taxi plus de 200 fois dans Beijing, mes statistiques sont donc assez fondées. Tout d'abord, nous ne nous sommes jamais fait arnaquer, je n'en ai pas encore eu un qui "oublie" de mettre le compteur en route au démarrage, ou qui essaie de faire payer plus que les 10 yuans de péage de l'aéroport.

Il y en a quelques uns qui ne sont pas d'humeur très causante, mais pas désagréables. J'en ai eu un seul, peu après notre arrivée, qui ne devait pas me comprendre et s'obstinait à ne pas prendre la bonne direction, ce qui m'a obligé à descendre pour en prendre un autre. En partant de chez nous, il y a deux chemins possibles pour aller au boulot : le plus court, qui peut aussi être embouteillé, et alors c'est beaucoup plus long, et l'autre qui est plus long mais moins bloqué. Certains prennent le plus long, mais je ne crois pas qu'ils le fassent pour l'arnaque. De toute manière, ça fait 2 kwais de différence...

Ils sont souvent de bonne humeur. Dès que vous faites l'effort de parler un peu chinois, ils deviennent très amicaux. Vous dites que vous apprenez le chinois, mais que votre chinois est nul et ils deviennent causants! Surtout s'ils savent que vous êtes français, en général ils aiment bien la France (le vin, le romantisme, Zidane, un des premiers pays à reconnaître la Chine populaire!). Vous avez souvent droit à un cours de chinois gratuit. Il y en a plein qui m'ont fait répéter mon deuxième et mon quatrième ton (le chinois a des tons, cauchemar des français, ce sera pour un autre article...). C'est avec un chauffeur de taxi que j'ai appris à dire "au prochain feu à droite".

Récemment, j'ai oublié mon sac à dos avec mon PC dans le coffre du taxi. Je m'en suis aperçu le lendemain, et je n'avais pas le ticket avec le numéro du taxi. Avec mes indications de l'heure, l'endroit où je l'avais pris, l'endroit où il m'avait laissé, et le prix exact de la course, ils ont retrouvé le chauffeur. J'avais justement discuté avec lui (dans mon chinois nul) de la France parce qu'il avait un sticker français collé sur son tableau de bord. Non seulement il avait gardé mon sac à dos, mais il me l'a ramené en personne au labo pour être sûr que quelqu'un d'autre ne le prendrait pas. Deux autres personnes au labo ont eu une expérience similaire.

Une autre fois, j'avais oublié mon portefeuille, je lui dit bon, on retourne à la maison et on revient, ça aurait pu lui faire 3 courses dans la foulée. Il a dit on laisse tomber, c'est gratuit (cadeau 15 yuans). Un autre qui ne connaissait pas le chemin du marché aux oiseaux, qui a déménagé à cause des travaux, s'est renseigné plusieurs fois en route pour être sur de nous amener au bon endroit.

Un autre encore, après que je lui ai dit que j'étais Français, me dit en très bon français et en rigolant : "Bonjour camarade marxiste léniniste!". Explication (en anglais), il travaillait la nuit autrefois et Radio Pékin avait alors un cours de français qui commençait tous les jours par "Bonjour camarade marxiste léniniste!".

Il faut savoir aussi que les chauffeurs de taxi ne sont pas salariés, ils louent la voiture à leur employeur et pour cela ils bossent pendant quasiment 8 heures pour rien. C'est seulement à partir de ce seuil qu'ils gagnent de l'argent, alors les journées de 8 heures, ils ne connaissent pas. On peut sans doute y penser quand ils ne sont pas de bonne humeur.

Je n'ai rien contre les chauffeurs de taxi parisiens, mais mon expérience au niveau de la gentillesse et de l'accueil est sensiblement différente, quand on réussit à en avoir un après 22 heures..

lundi 14 mai 2007

Un bon anniversaire à Lionel


Aujourd'hui Lionel a 36 ans et nous pensons bien à lui en ce jour. Nous avons à son intention photographié ces beaux gâteaux qu'il pourra déguster ce soir en rentrant du chantier "rénovation de la maison". Plein de bises. (C'est un peu notre anniversaire à nous aussi car aujourd'hui ça fait 25 ans qu'on se connaît avec Vania.)


mardi 1 mai 2007

Nom chinois

Alors qu’en l’an 1000, les gens en occident portaient seulement un prénom, les Chinois portent des noms de famille par décret impérial de l’empereur Fu Xi depuis 2852 av. J.-C. Il y a seulement environ 3000 noms de famille pour toute la Chine, et la plupart de ces noms sont des noms exotiques pour une poignée d’individus ! En fait, il y a 100 noms de famille qui regroupent 83% de la population, ce qui fait qu’en moyenne, il y a 10 Millions de personnes qui s’appellent Wang, Li, ou Chen. Pour la petite histoire Mao est le 79ème nom le plus fréquent, et l’actuel président Jiang est le 49ème le plus utilisé, le plus fréquent de tous étant Zhang (prononcer Djang en tirant les lèvres pour faire un grand sourire).

Les Chinois préfèrent les noms courts. Les noms de famille les plus fréquents ont une seule syllabe (Wang, Mao, Li) et les prénoms se limitent en général à deux syllabes. Il parait que la tendance est de rallonger pour passer à 4 ou 5…On nomme toujours les gens en commençant par le nom de famille. L’actuel président est donc Mr. Jiang et son prénom est ZeMin (prononcer dzeumin). Des qu’on connait quelqu’un assez bien (par exemple au boulot), on l’appelle par son prénom et on se tutoie.

Les femmes mariées conservent leur nom de jeune fille, il n’y a pas besoin de se battre avec sa banque ou son employeur pour avoir un compte et une fiche de paie à son nom. Mais les enfants prennent le nom du père.

Etant donné que des millions de gens portent le même nom de famille, il y en aurait encore des centaines de mille qui auraient le même prénom si les prénoms étaient comme chez nous pris dans une liste limitative. Dans une école, il y a des tas d’élèves qui ont le même nom de famille. Pour prénommer leurs enfants, les parents chinois peuvent laisser libre cours à leur imagination, tout est permis. On peut avoir comme prénom « Cerise sur le gâteau », « Fleur du printemps », ou « Bœuf Fort », ou encore avec la révolution, des prénoms comme « Révolution en marche », ou « Fête Nationale » pour les enfants nés le 1er octobre. Comme il y a un zeste de superstition, on croit ici que le choix du prénom influe sur le destin de l’individu, avec en plus une symbolique liée aux idéogrammes pour l’écriture du prénom, à la fois sur le plan de l’esthétique des caractères et de leur signifiant. . Le choix du prénom est donc un acte très important. Volontairement ou non, les prénoms traduisent l’appartenance sociale, « Bœuf fort » sera un prénom de fils d’agriculteur alors que « Musique d’automne » sera un prénom de fille d’intellectuelle. Il peut y avoir des connotations politiques. Par exemple, le président Mao a écrit un célèbre poème sur les fleurs de prunier, et pas mal de femmes aujourd’hui se prénomment « Fleur de Prunier » … Vous ferez très plaisir à un chinois en lui demandant de vous expliquer l’origine de son prénom .

Pour faire du business en Chine, il est vivement recommandé de prendre un nom chinois ! On peut soit transcrire son nom phonétiquement, soit opter pour une traduction. Si on s’appelle Foulon, on peut prendre « Fu » (prononcer fou) comme nom. Si on s’appelle Leroy, on peut opter pour Wang, qui veut dire « roi » en chinois. Comme un certain nombre de syllabes occidentales n’existent pas en Chinois (toutes celles qui se terminent par une consonne) on peut prendre une certaine liberté avec la phonétique. Pour Vania Joloboff, ce n’était pas immédiat... Comme la lettre « V » n’existe pas en chinois, j’ai laissé tomber le prénom. Après discussions avec les collègues sur les possibilités, le nom de famille choisi est « Zhou » (prononcer « djo » comme Joe en américain, comme « Joe-loboff » ), qui est le 10ème nom le plus fréquent. Pour le prénom à haute valeur symbolique, le choix s’est porté sur « Le Bo », ce qui veut dire « Vague de gaieté » ou « Vague Joyeuse », et exprime le concept d’une onde positive vers la joie. Ce qui fait donc les trois caractères chinois que vous avez en tête de l’article !

jeudi 19 avril 2007

Un bon anniversaire à Olivier



Et oui, il a 33 ans aujourd'hui (je crois qu'il ne m'en voudra pas de dévoiler son âge). Je ne sais pas combien de kilomètres il y a entre Pékin et New York mais nous aurons du mal à partager son gâteau. En ce jour particulier nous pensons bien à lui et nous l'embrassons très fort.

Pour cet événement une recette simple mais efficace :

Poulet sauté aux mangues (pour 4 personnes) :

1 cuillère à soupe d'huile d'arachide

600 grs de blancs de poulet en tranches épaisses
1 cuillère à soupe de gingembre frais râpé

1 gousse d'ail pilé
1 cuillère à soupe de miel
1 cuillère à café de Maïzena
125 ml de bouillon de poule
1 cuillère à café d'huile de sésame

2 mangues moyennes (800 grs) en tranches épaisses
100 grs de pousses d'épinards
80 grs de germes de soja frais
2 ciboules émincées (oignons nouveaux)
1 cuillère à soupe de feuille de coriandre fraiche coupée grossièrement


Faites chauffer l'huile d'arachide dans le wok ou une grande poêle : faites sauter le poulet, en petites quantités, jusqu'à ce qu'il soit juste cuit et légèrement doré. Remettez tout dans la casserole avec le gingembre et l'ail. Faites revenir jusqu'à ce que le mélange embaume. Incorporez le miel mélangé à la Maïzena, au bouillon et à l'huile de sésame ; continuez à faire cuire à feu doux jusqu'à ce que la sauce bouille et épaississe.

Ajoutez les mangues et la ciboule ; faites sauter pour bien réchauffer le tout. Servez sur les légumes crus et mélangés ; parsemez de coriandre.

Si vous pouvez acheter vos mangues dans un magasin asiatique elles y sont t
oujours meilleures. Les pousses d'épinard que l'on trouve ici sont très jeunes, genre graines germées (à droite de la barquette de poulet sur la photo). De très jeunes feuilles d'épinard que l'on trouve en France devraient faire l'affaire.



mercredi 4 avril 2007

Qui suis-je ?





On vous présente x notre colocataire. Laissée en garde par la proprio de l'appartement, nous aimerions bien savoir qui elle est ou qui il est. Cela nous aiderait à lui établir un régime alimentaire adapté à ses besoins car pour l'instant nous la nourrissons exclusivement de quelques cacahouètes et d'un peu de riz cru. D'une humeur égale et d'une sérénité absolue nous n'aurions qu'un seul reproche à lui faire c'est de ne jamais faire la vaisselle. Si vous la reconnaissez dîtes nous qui elle est, d'où elle vient et comment elle s'appelle.