vendredi 4 septembre 2009

La Route de la Soie - 1ère partie

Nous avons pris des congés en Mai pour visiter le Xinjiang. Cette province Chinoise est grande comme 3 fois la France et comprend d'est en ouest une grande partie de l'ancienne route de la soie, la plus désertique. Comme vous pouvez le constater sur la photo, la route de la soie est devenue beaucoup plus facile pour le voyageur. Autrefois, les marchands devaient traverser les montagnes et les déserts à dos de chameau.



Le Xinjiang a des montagnes de plus de 7000m et des déserts. Le désert de Gobi caillouteux à l'est et le Taklamata avec des dunes de sable à l'ouest. C'est venteux et la Chine est en train d'en faire le plus grand champ d'éoliennes au monde parait il.

La route de la soie partait de Chine (Xi'An) et arrivait en Turquie, plus de 5000 kilomètres de voyage. De là les bateaux desservaient les pays méditerranéens. En fait quasiment personne ne faisait le voyage complet dans les deux sens. Marco Polo est une exception. Les marchands occidentaux emmenaient des denrées en Asie Centrale où ils vendaient leur chargement pour ramener de la soie, et les Chinois faisaient l'inverse. Pas étonnant donc que les villes situées au milieu du chemin soient devenues de grandes places de marché.

Aujourd'hui le Xinjiang est une région autonome avec beaucoup de minorités ethniques différentes. La plus forte minorité est la population ouïghour qui parle la langue du même nom, proche du Turc. Mais il y aussi des Kirghizes, des Kazakhs, des Mongols, des Russes et bien sûr des Chinois.

La capitale du Xinjiang est Urumqi (en Chinois prononcer wouloumoutchi). C'est là que nous avons atterri avec notre super groupe de touristes Français adepte des Voyages de Jade. Après un premier repas Ouïghour (yaourt, riz pilaf) on est reparti vers l'oasis de Turfan dans le désert de Gobi. Arrivé à Turfan, un hôtel très sympa, et c'est notre première nuit dans le désert. Mais la tente est très confortable...

Tôt le matin, on va visiter la vielle mosquée.


Turfan est célèbre pour son raisin qui pousse bien car le terrain est bon. Pour l'eau, depuis des centaines d'années ils ont creusé des tunnels sous le désert qui vont chercher l'eau sous la montagne. Impressionnant à visiter... Tous les bâtiments à croisillons sur les photos sont des séchoirs à raisin.


Le vent de sable se lève (photo rougeâtre et floue...), pas de bol pour le paysage. Au village ils ramassent les mûres, le fruit du mûrier (celui qui nourrit les vers à soie), qui ressemble à des mûres de ronces en plus gros, et très bonnes aussi.


Après cela on va visiter les ruines d'une ancienne ville, Jiaohe. Cette ville de population mixte essentiellement bouddhiste était prospère. Après leur islamisation les ouïghours ont lutté contre les bouddhistes pour les rejeter et la ville a été détruite. Quasiment tous les temples bouddhistes de la région ont été détruits. La ville est sur une falaise qui domine un cours d'eau, qui irrigue les cultures. C'est très chaud l'été et très froid l'hiver. Ils creusent des fosses dans la terre qui servent en quelque sorte de serre, et qui sont recouverts l'hiver par des couettes. Sur la photo en dessous on voit au loin la chaine de montagnes Tian Shan.



Le lendemain, nous allons visiter les grottes aux 1000 bouddhas, un lieu de culte bouddhiste autrefois avec parait -il plus de mille bouddhas peints ou sculptés dans les grottes, quasiment tous détruits par les musulmans. Il commence à faire chaud et en sortant des grottes on peut essayer de jouer de la musique traditionnelle avec un petit vieux du coin qui arrondit ainsi ses fins de mois.

Après la visite, un petit tour de chameau dans le désert, très bon exercice pour le dos...




On s'arrête dans un village où c'est jour de marché. Les moyens de transports locaux sont comme dans le reste de la Chine: âne, bicyclette, motocyclette, version locale du pick-up, et le tricycle.


Puis nous allons visiter une oasis dans le désert de Gobi. Il commence à faire sérieusement chaud et on est content de trouver de l'ombre dans une famille qui fait déjeuner chez l'habitant. Bien entendu, riz pilaf à la ouïghour, raisins secs sont au menu.


Pour terminer cette excursion dans le désert de Gobi, nous visitons une autre ville abandonnée, GaoChan, elle aussi pour cause de guerre et de déclin économique après l'ouverture du commerce de la soie par bateau. Comme le site est immense, on peut faire une bonne partie de la visite en chariot tiré par un âne. Il fait très chaud, les touristes ne font pas foule, les âniers font la pause. Là aussi les enfants ont les pantalons fendus... Le lendemain, on a repris l'avion pour aller beaucoup plus loin vers l'ouest, aux confins de la Chine.

mardi 1 septembre 2009

Reprise des activités

Pour tous ceux-celles qui se posent des questions, Blogspot est maintenant censuré en Chine. On ne pouvait plus ajouter de nouveaux articles depuis le mois de juin, et nous avons passé aout en France. Mais nous avons trouvé comment contourner la question, et nous allons reprendre les publications. A bientôt donc...

samedi 4 juillet 2009

Interruption momentanée de l'image...

La censure chinoise a recommencé en mai et notre blog est devenu inaccessible depuis la Chine, c'est donc un peu difficile pour les mises à jour. Que nos lecteurs veuillent bien prendre patience. Nous reprendrons les articles par un autre moyen.

mercredi 22 avril 2009

Le train Chinois



Nous avons pris le train de Zhangjiajie à Changsha. La gare de Zhangjiajie est toute neuve. Cela fonctionne comme dans les aéroports. On attend assis dans la salle d'attente et la porte d'accès au quai ne s'ouvre que quelques minutes avant l'arrivée du train. Comme vous pouvez le constater le quai est assez grand...

En Chine, il n'y a pas de classes dans les trains, concept bourgeois et contraire au principe de la lutte des classes. Mais il y a des catégories de confort, selon le désir et les moyens du voyageur: sièges durs, sièges mous, couchettes dures et couchettes molles.

Nous avions pris des couchettes dures. C'est un peu comme les anciennes couchettes 2ème classe en France, sauf qu'il n'y a pas de compartiments. Toutes les couchettes donnent sur le couloir et il y a 6 couchettes par compartiment. Chaque compartiment a une thermos pour le thé (eau chaude au bout du couloir) , une poubelle et une télévision... Les couchettes molles n'ont que 4 couchettes et le compartiment peut se fermer.



Il y a un vrai wagon restaurant. Pas de la nourriture industrielle en sachet réchauffée. Il y a des tables (un peu poisseuses), des chaises, une serveuse (très sympa) et des cuistots dans la cuisine au bout du wagon (on aperçoit la cuisine sur la photo).




Les photos prises du train sont un peu sombres et floues, nous avons pris le train au coucher du soleil et avec la vitesse du train et le manque de lumière, ce n'était pas évident. Nous voulions voir un peu plus de la campagne chinoise et nous avons vu jusqu'au coucher du soleil !


dimanche 19 avril 2009

Parc Wulingyuan

Le parc Wulingyuan est un parc national classé depuis 1992 au patrimoine mondial de l'UNESCO. Il y a plus de 300 millions d'années, c'était recouvert par l'océan. Avec les mouvements géologiques les fonds marins ont émergé, puis l'érosion et les glissements de terrain ont formé un paysage qui ressemble à une forêt de pitons rocheux. Nous sommes allés par temps couvert et brumeux, ce qui fait que nos photos ne sont pas très lumineuses... C'est très grand : 130 km2. Le parc est protégé. On ne peut pas y entrer en véhicule. On entre à pieds, puis on utilise les moyens de transports en commun à l'intérieur. C'est très bien organisé. Il y a des sentiers de randonnée aménagés, des esplanades pour admirer la vue. Tous les endroits particulièrement scéniques sont reliés entre eux par des navettes de bus, des petits trains, des téléphériques et même un ascenseur géant. On peut faire un circuit sans revenir par le même chemin.

Comme Vania commence à se débrouiller en chinois, nous n'avons pas pris de guide parlant anglais ou français. Nous sommes allés avec les touristes chinois. Nous sommes d'abord montés en téléphérique à la montagne Tianzi. Il y a une montée vertigineuse, c'est le cas de le dire : Marie Laure a eu le vertige. Les cabines vitrées pour 6 personnes passent au milieu des pitons (1ère photo). C'est vraiment impressionnant.









Après le téléphérique nous avons pris le bus pour aller sur une esplanade avec la statue colossale d'un général chinois célèbre (devant laquelle il faut prendre les photos), d'où on a une superbe vue sur le parc. Dans le bus, deux groupes de touristes chinois nous ont invités à se joindre à eux. Finalement, on s'est joint à deux jeunes femmes qui avaient laissé maris et enfants à la maison pour visiter le parc. Elles ne parlaient pas anglais, mais on s'est débrouillé et on a passé la journée avec elles. Hospitalité chinoise, elles nous ont payé à manger et ont offert un cadeau à Marie Laure.




A un endroit, les pitons rocheux sont restés soudés par le haut, formant un pont naturel au dessus du vide. Comme vous pouvez le lire en chinois, le pont naturel fait 40 m de long, sur une largeur de 2 m (on passe dessus et c'est impressionnant) et une épaisseur de 5 m.



Dans le parc, on peut manger, acheter des souvenirs et il y a aussi des animations par les quelques minorités ethniques qui habitent encore le parc.



Les pitons rocheux ayant des formes évoquant des plantes ou des animaux ou des humains, certains on un nom. Ci dessous, la "tortue" et les "trois soeurs".



Pour les flemmards, on peut se faire porter en chaise à porteur. Les porteurs discutent le coup quand ils n'ont pas de clients, ou bien se reposent et jouent avec les enfants.









Aux endroits au--dessus des à pics, on doit venir avec son amour et un cadenas. On attache le cadenas à la grille, puis on jette la clé dans le vide. Et ainsi l'amour est cadenassé pour toujours. Il y a un vendeur de cadenas pour ceux qui ne savaient pas avant de venir. On peut même se faire graver les noms sur le cadenas